lundi 24 avril 2017

En visite sur le 3è festival de l'abeille près de Paris

Apis Natura s'est rendue samedi dernier sur le "3è festival de l'abeille et de la biodiversité urbaine" organisée par l'association : Les butineurs de Val de Bièvre. 
Une visite dans l'ensemble très enrichissante ponctuée de rencontres qui je l'espère permettrons l'émergence de projets ou d'évènements co-créatifs pourquoi pas ?

Parmi ces rencontres Céline Locqueville et Alain Richard du "jardin des petites ruches", cela fait du bien de rencontrer des personnes simples, authentiques et sincères qui n'ont pour projet que d'être en paix et en harmonie avec la vie, merci pour leurs témoignages et l'intéressant diaporama plein d'espoir et de confiance en le sauvage.


 Une autre rencontre a marqué cette journée, celle avec Valérie Boudier qui a une proposition dynamique et innovante tant sur la Sunhive que sur la ruche cathédrale (une évolution de la ruche horizontale), merci à elle pour son engagement auprès de nos alliées.
Les conférences, débats et tables rondes ont été très riche, j'ai particulièrement apprécié les interventions de Vincent Albouy et Guillaume Lemoine qui ont pu apporter un éclairage pertinent sur l'engouement croissant des ruches situées sur Paris (principalement installées par des entreprises profitant du "Bee-Washing") ainsi une surdensité d'abeilles mellifères qui déséquilibre l’écosystème (plus de 6 colonies au km2 à ce jour). Impact majeur sur la ressource, sur l'entomofaune et qui profite à des espèces florales invasives entre autres....

La journée était ponctuée d'une visite du rucher, l'encadrant sympathique et pédagogue a grandement satisfait la curiosité des promeneurs. Petite tache au tableau j'ai déploré constater la présence de cadres dans la Warré visitée, un non sens pour moi. 



 En conclusion, un grand merci à toute l'équipe de Dan Failler et des Butineurs de la bièvre pour cette très belle journée qui a le mérite de réunir les curieux de nature de tous bords.

jeudi 6 avril 2017

Une vidéo pour présenter Apis Natura membre du réseau de Permaculture Normandie

Il y a quelques jours, Stéphane Molino qui œuvre par le biais de la vidéo à la transmission et le partage des ressources en Permaculture (allez voir ses autres vidéos chez l'Escargotier, Et si on se marais ou encore les Terre Pailleux...) venait chez moi faire quelques images pour présenter l'association Apis Natura ainsi que ses engagements en faveur de la nature, son éthique et sa collaboration au réseau Perma.Normandie : http://www.permaculturenormandie.org




MMMMMEEEERRRRCCCCCIIIIII
Stéphane, bees&love

https://www.youtube.com/watch?v=rJMicWR0Glk

mercredi 5 avril 2017

Et une spirale aromatique au jardin démonstratif de Gromesnil !!!

L'adage dit vrai "ensemble on va plus loin". C'est en unissant leurs forces que l'association Apis Natura, Caux Estuaire, la MFR de la Cerlangue et le courageux public du territoire ont réalisé en une journée une spirale aromatique (selon les principes de la Permaculture).

Kesaco ? 


Adossé au projet du jardin démonstratif de Gromensil, ce chantier participatif répond à plusieurs objectifs poursuivis par Apis Natura et la Communauté de Communes :
  • créer du lien social : échanger, faire-ensemble, se rencontrer…
  • œuvrer en faveur de la biodiversité,
  • apprendre de la nature.
En effet, une spirale aromatique est un petit écosystème qui imite les zones micro-climatiques de la garrigue au marais. Cette plate-bande en trois dimensions, conçue pour la culture des herbes aromatiques, favorisera l’accueil d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères. De plus les espèces plantées sont de véritables ressources pour la faune et la flore et seront en synergie avec le jardin potager du parc de Gromesnil.
Pour rester dans une démarche respectueuse de l’environnement et dans un souci de valorisation des déchets, les matières premières nécessaires à la construction de la spirale aromatique (sable, gravats, pierres, bois, terre…) seront récupérées à la déchetterie Caux Estuaire.


Le chantier en images :







vendredi 31 mars 2017

Colonies sauvages, trésors de biodiversité

Les colonies d'abeilles mellifères sauvages sont au cœur des préoccupations de notre association. Ces trésors de la biodiversité sont à mes yeux, du patrimoine vivant qu'il faut protéger, respecter. Source infinie d'apprentissages à qui l'observation au trou de vol est une passion, ces colonies sont les gardiennes du "Sauvage". Les détentrices d'une génétique qui prend le temps et la mesure à l'échelle de l'abeille. Mon instinct et ma confiance en elles sont si forts que je l'affirme : elles nous survivront comme elles l'ont déjà maintes fois prouvé par le passé. C'est vrai, je ne prends pas de risques car par définition, ni vous ni moi ne seront là pour le constater...

Oui, mais si tout cela continuait à s’accélérer, il nous faut désormais l'admettre la vie est en sursis...
Ces colonies sont physiquement des messages d'espoir, surdouées de l'adaptation et de la résilience, elles défient la sélection naturelle et se relèvent toujours. Dénominateurs communs de ses multiples problématiques, l'Homme et son impact...
Savez-vous que l'abeille est forestière ? Depuis son berceau originel jusqu'à notre territoire, depuis ces âges anciens où l'Homme n'était qu'un projet futur de la nature, depuis son milieu tropical jusqu'à la rudesse de nos climats, l'abeille s'est adaptée toujours et encore...Usant de stratégies et d’intelligence collective elle a trouvé au cœur de l'arbre son nid. L'arbre creux incarne déjà toute une histoire naturelle de successions d'habitats : organismes détritivores, insectes, petits mammifères, oiseaux...jusqu'à notre colonie sociale d'abeille mellifère.
Cet arbre creux va lui offrir cette protection contre vents, pluies et aléas climatiques, contre la prédation mais surtout va lui permettre de maintenir les conditions d'homéostasie intrinsèque à l'écologie de la colonie : l'élevage du couvain à 36/37° et un taux d'hygrométrie proche de la saturation. Le cœur de la grappe est a plusieurs moments clés de son développement un véritable hammam où les futures générations se plaisent à grandir.
Constat accablant, il reste peu, très peu, très très peu d'arbres creux... Oui mais il en reste !!!! Bien sur majoritairement dans les espaces sauvages et préservés : marais, forêts...En Permaculture on parle de Zone 5, celle qui ne voit pas l'Homme et son activité, celle qui représente l’assurance vie de la planète, celle qui nous apprend et nous inspire. 
Faute d'arbres creux, les abeilles sont magnanimes et subtiles, utilisent ce qui artificialise le plus ceux-ci notamment les conduits de  cheminées . A leur risque et péril pour l'usage qui en est fait , parfois parce que la cohabitation avec l'homme ne va pas toujours de soi. Enfin caveaux, christ, cavité dans le patrimoine bâti, arrière de volets, greniers désaffectés, plaques d'égout, excavations naturelles dans une falaise font office de nid. Quand la proposition géométrique de la cavité permet une installation durable on observe parfois des colonies pendants des années mais souvent ce sont des choix par défaut. Les abeilles y passeront une année et essaimeront pour trouver enfin le site idyllique de nidification y résideront puis elles essaimeront à nouveau (tout en laissant une nouvelle colonie sœur) parce que c'est ainsi que va la vie de la colonie d'abeille. C'est dans l'intelligence de son cycle biologique qu'elle puise en partie sa force,  sa résilience.

 Mes amis je vous le dit, plantez des arbres. Choyez les, nourrissez vous en et permettez à nos abeilles de s'y loger. D'avance merci de ne pas abattre à tort la rigaud, de planter des haies locales. Et pendant vos randonnées, levez les yeux vers la lumière, peut-être aurez vous la chance de croiser le vol des abeilles qui ramènent à la maison de quoi élever leur famille. Là vous recevrez un cadeau de mère nature, celui de devenir à votre tour le gardien secret de l'un des trésors de la forêt, une colonie sauvage d'abeilles mellifères.
Bees&Love.

En complément deux excellents livres de Vincent Albouy : 



et l'incontournable ouvrage de Bernard Bertrand : 

 

lundi 27 mars 2017

Conférence sur les fondamentaux de l'apiculture naturelle, le 10 mai à l'Arbre aux étoiles


Rien ne se perd tout se transforme...


Système immunitaire de la colonie, mortier, structure complémentaire de la cire toutes deux vectrices de vibrations de communication, alcôve protectrice du couvain à l'intérieur des alvéoles et à l'extérieur pour toute la grappe, la propolis pour ses propriétés antiseptiques, antifongiques et mécaniques fait partie intégrante de l'écologie de l'abeille.



Quoi de plus normal que ces demoiselles retrouvent ce pourquoi elles avaient investi tant d'énergie. Récoltée sur les peupliers, bouleaux, charmes, prunus, conifères, marronniers...sur les écorces, bourgeons, fractures...ce fabuleux cadeaux des arbres est une manne de santé et de bien-être pour les abeilles. 

La patience et la minutie avec lesquelles les abeilles récoltent la propolis forcent l'admiration. A l’œuvre antennes,  mandibules, pattes pour ramener au cœur de la colonie ce qui assurera protection sous toutes ses formes.

Un week-end extra dans le Perche

Ces 25 et 26 mars dernier, nous sommes parties à la rencontre d'autres amoureux des abeilles et de la vannerie pour l'évènement "Rencontres autour d'un brin d'osier" dans le parc naturel du Perche. Au programme : Conférence de Bernard Bertrand sur le concept de "ruches de biodiversité", échanges et rencontres avec la superbe association "atelier vannerie du club de l'amitié et du temps libre de Mâle" et bien d'autres moments délicieux de partage humain et de transmission de gestes  précieux.

 Un grand MERCI à B.Bertrand pour cette excellente conférence support de réflexions constructives et positives quant à l'accueil des abeilles ainsi que le partenariat qu'on se doit de construire avec elles, pour elles, pour nous...

 Ici les réalisations de l'atelier vannerie. Sur cette photo Mauricette qui nous a fait l'immense cadeau de ramener une ruche- panier dont la colonie est  aujourd'hui éteinte mais témoignage d'une vie heureuse et harmonieuse pour les abeilles. L'observation fine des constructions, des parfums, des volumes occupés, etc... sont des enseignements fabuleux qui nous transposent à l'école des Abeilles.

 puis B.Bertrand a démarré la réalisation d'une ruche tressée
du Gatinais

Enfin une fin de journée avec une autre rencontre magique avec Olivier du CPIE des collines Normandes pour une réalisation coopérative d'une araignée géante en ronce.
L'idée germe de faire une abeille géante sur ce principe dans mon petit paradis pour abeilles, à suivre...