lundi 26 septembre 2016

Miel, gouttes d'or et autres précieuses perles de bien-être

Loin de moi l'envie de passer pour une donneuse de leçon toutefois j'attire souvent l'attention sur de trop nombreuses phrases plus ou moins douteuses en lien avec la pratique apicole. Échangées lors de conversions qu'il m'est donné de tenir, cela donne par exemple :
 - "Tu fais du miel ! ouah il est super bon,  t'en vends ?
- " Euh, non désolée je n'en vends pas". 
L'idée même de spéculer sur une espèce déclarée protégée et en déclin me fait penser que je n'en vendrai probablement jamais. 
De plus, je n'ai encore jamais vu aucun humain faire du miel, l'action de "faire du miel" est sans  manquer de respect à quiconque, propre à l'activité de l'abeille mellifère. Par contre, je partage avec ceux que cela intéresse une approche, celle de l'apiculture naturelle. Elle permet aux amateurs d'accompagner des abeilles dans leur jardin. Comprenez-bien que je ne juge personne, ceux dont le métier est l'apiculture (grande sœur de l'agriculture) ont déjà assez de difficultés pour en vivre, je ne me ferai pas l'avocat des "bonnes ou mauvaises pratiques", question de paradigme, d'éthique et de degré de partenariat avec Gaïa.
Ceci étant précisé,  je ne trouve toutefois que des avantages  à pratiquer un accompagnement des abeilles au plus près des conditions sauvages.... 

Aujourd'hui je vais vous parler de miel, ce trésor de la ruche qui réuni à la fois le meilleur des sucres, la quintessence des terroirs floricoles et n'est autre qu'une bombe pour la santé.

SANTE avant tout celle des abeilles. Garantir le bien-être des abeilles, c'est d'abord leur laisser de quoi hiverner sur leur propre miel,  répondre aux besoins liés à la reprise de ponte et aux creux de miellée nombreux chez nous, pays Normand.


Le miel est l'énergie de la ruche, l'aliment premier des besogneuses, un matériel isolant utilisé avec efficacité par les abeilles mellifères sauvages ou vivant avec les hommes quand celui-ci lui propose des abris dont la géométrie respecte les mouvements de la grappe et les mécaniques naturelles. C'est d'ailleurs à cela que nos protégées œuvrent sans cesse dès lors que les nectars sont mis à disposition, "la gestion des stocks", un art parfaitement maitrisé par les abeilles libres.
 On peut toutefois en conscience prélever pour usage familial et convivial, une partie de ce trésor. Seulement si vous êtes sur que votre "vol" ne portera pas préjudice à vos protégées. Vous goûterez alors au bonheur du miel d'abeille pas celui d'apiculteur. Un produit durement récolté, travaillé par une intelligence collective si pertinente et généreuse que chaque goutte se doit d'être appréciée à sa juste valeur.
 L'apiculture naturelle pour certain décriée, une "mode" (terme hautement péjoratif à mes yeux)  offre pourtant des opportunités pour l’ouverture de nouveaux marchés, celles des produits d'exceptions. 
En effet, vous avez par exemple (dès lors que vous avez une connaissance fine de votre biotope et appréhendez la dynamique de vos colonies) la possibilité d'accompagner des miellées de printemps afin d'obtenir le miel le plus couru de la planète : le miel vierge.





Obtenu par le haut dans de petites proportions (demi-élement en warré, brèches sur TBH, calottes sur ruches-paniers, récolte en ruche-tronc...), il est récolté depuis des cires dites vierges c'est à dire qui n'ont pas servies au couvain.
Le miel est donc constitué en de grandes proportions que de la superposition de  couches de nectars travaillés en miel. Gamme aromatique complète et préservée par l'égouttement, longueur en bouche assurée...




Autre exemple fantastique : ce que les anciens avaient coutume d’appeler le miel sale. Lui est obtenu par gravité et par pression manuelle des cires. Il contient naturellement des pollens fermentés par les abeilles elles-mêmes (donc assimilables par nos  propres organismes) ainsi que  des résidus de propolis liés à l'activité du couvain. Une manne santé pour l'hiver !!!


Autre exemple : le pollen fermenté. Par rotation annuelle des éléments Warré, vous arrivez forcément sur des espaces qui ont abrité le couvain et avec lui sa couronne de pollens.  Quoi de plus fantastique que de lire ce rayon qui nous raconte son histoire : le développement de la colonie, ses récoltes par l'accumulation des couches de pollens notamment....


Ces pollens peuvent être conservés, mangés indépendamment. Je conseille toutefois de les immerger dans le miel pour leur conservation. Attention gout puissant, un produit rare recherché par les grands sportifs (passe au contrôle sans souci).


















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